Documentation

Dans le cadre de la démarche menant au Sommet sur l’enseignement supérieur, le Gouvernement et les acteurs du milieu de l’éducation alimentent constamment le débat autour des quatre principaux thèmes.  Découvrez l’ensemble des contributions sur le site du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie (MESRST) :

1. Qualité de l’enseignement supérieur

2. Accessibilité et participation aux études supérieures

3. Gouvernance et financement des universités

4. Contribution des établissements au développement de l’ensemble du Québec

Le cahier du participant de l'École d'hiver - Spécial Sommet

Du 25 au 27 janvier, les jeunes de 15 à 35 ans étaient invités à réfléchir, à discuter et à délibérer sur les thématiques gouvernementales et les enjeux de l'enseignement supérieur au Québec. Consultez le cahier du participant de l'école d'hiver 2013.

Le cahier du participant des forums citoyens

Lors des Forums citoyens, les citoyens sont invités à identifier et à discuter des grands enjeux que posent chacune des thématiques gouvernementales. Avant de commencer cette réflexion, consultez le cahier du participant des forums citoyens.


Les sujets à débattre, selon les acteurs du milieu

En vue des forums citoyens et de l’École d’hiver spécial Sommet sur l’avenir de l’enseignement supérieur, organisés par l’Institut du Nouveau Monde entre le 12 janvier et le 2 février 2013, nous avons demandé à certains acteurs du milieu de l’enseignement supérieur d’identifier quels sont, à leurs yeux, les principaux sujets à débattre. 

Voici une synthèse des positions et des pistes de réflexion des acteurs interviewés sur divers enjeux. C'est la vidéo qui a été visionnée par les participants à l'assemblée d'ouverture de l'École d'hiver Spécial Sommet et des quatre forums citoyens.

 

Vous trouverez aussi matière à réflexion dans les entrevues individuelles ci-dessous. Les vidéos sont présentées dans l’ordre alphabétique des noms des personnes interviewées. L’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSE) a été invitée à participer à cet exercice mais a décliné notre invitation.

Paul-Émile Auger, Président de la Table de concertation étudiante du Québec (TaCEQ)
Les enjeux liés à la recherche sont importants. Il faut un équilibre entre recherche et enseignement et veiller à protéger l’indépendance des professeurs et des chercheurs à l’égard des entreprises. De plus, il faut miser sur une plus grande collaboration entre les universités au lieu de promouvoir une concurrence indue entre elles.

Jean Beauchesne, Président-directeur général de la Fédération des cégeps
Un meilleur arrimage entre les cégeps et les universités, une meilleure fluidité dans les parcours de formation, un meilleur partage de ressources, favoriseraient autant la qualité de l’enseignement supérieur que son accessibilité sur l’ensemble du territoire du Québec.

Guy Breton, recteur de l’Université de Montréal et premier vice-président de la Conférence des recteurs et principaux des universités du Québec (CREPUQ)
L’éducation doit devenir la priorité des Québécois. L’université est un levier de développement. Elle doit disposer des moyens pour servir la société, former la relève, et ce autant en sciences humaines qu’en génie. Il est important, par des mesures de soutien, d’accroître l’accessibilité à l’université pour toutes les couches sociales.

Martine Desjardins, présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ)
Les enjeux principaux : amener les universités à travailler en synergie au lieu de se concurrencer pour obtenir du financement (notamment par la création d’une Commission indépendante d’évaluation) et geler les droits de scolarité afin d’assurer l’accessibilité aux jeunes de tous milieux socioéconomiques.

Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat du Québec
L’objectif ultime devrait être, en termes de qualité, que l’on s’arrache les diplômés issus des universités québécoises. Les universités doivent disposer des moyens pour répondre aux besoins des étudiants, des employeurs et de la société. Toutes les parties prenantes, les étudiants comme la société, doivent participer au financement.

Éliane Laberge, présidente, Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ)
Il est important de reconnaître la place du collégial dans l’enseignement supérieur. En particulier, se préoccuper du rôle des cégeps dans le développement économique, culturel et social des régions et reconnaître toutes les dimensions du cheminement d’un étudiant, autant en classe que comme citoyen et acteur du milieu collégial.

Atim Léon, conseiller au service de la recherche à la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ)
La question des droits de scolarité est une seule des composantes de la question de l’accessibilité. Il faut aborder le sujet de manière systémique. Ne pas oublier l’accessibilité des étudiants adultes ou à temps partiel. Le statut des chargés de cours doit être abordé.

Claude Lessard, président du Conseil supérieur de l’éducation
Il y a un enjeu à court terme, pour lequel il y a obligation de résultat : assurer un financement prévisible et stable aux universités. Puis un enjeu à long terme : doter le système d’enseignement supérieur d’une capacité réflexive lui permettant une maîtrise du changement. Pour ce faire, il faut compter sur le dialogue avec la société.

Heather Munroe-Blum, principale et vice-chancelière de l’Université McGill
Pour bien servir la société, les universités doivent avoir les moyens d’attirer les meilleurs professeurs et les meilleurs étudiants. Elle doit aussi être accessible. Mais les facteurs qui favorisent l’accessibilité sont davantage liés à l’attitude de la famille et au soutien de la communauté qu’au niveau des droits de scolarité.
* Vidéo bilingue

Marc Nantel, vice-président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ)
Il faudrait tendre vers la gratuité au niveau universitaire. Mais la question est plus large que celle des droits de scolarité. Pour accroître la participation aux études, il faut agir dès la petite enfance. Par ailleurs, les universités devraient travailler davantage ensemble de manière complémentaire, être compétitives au niveau mondial et non entre elles.

Nancy Neamtan, présidente-directrice générale du Chantier de l’économie sociale
Il est important de mieux financer la production et le transfert des connaissances produites dans les universités et ce en particulier en innovation sociale. De même, il y aurait lieu de reconnaître, dans l’évaluation des professeurs, leur contribution à la société au-delà de la recherche et de l’enseignement, par exemple leur engagement.

Pierre Patry, trésorier de la Confédération des syndicats nationaux (CSN)
Le principal enjeu est celui de l’accessibilité. La CSN appuie le principe d’un gel dans une perspective de gratuité. La centrale s’inquiète en particulier de l’endettement étudiant.

Max Roy, président de la Fédération québécoise des professeures et des professeurs d’université (FQPPU)
Pour assurer une meilleure qualité de l’enseignement supérieur, il faut combler le déficit en nombre de professeurs permanents. Il manquerait au Québec environ 1000 professeurs pour combler les besoins. Les professeurs doivent en outre participer à la gouvernance des universités. Et la Fédération suggère la création d’un Conseil des universités.

Caroline Senneville, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN)
La qualité de l’enseignement supérieur ne se mesure pas seulement par le nombre de diplômes ou d’emplois obtenus par les finissants. Elle tient beaucoup à la relation entre l’enseignant et l’étudiant. En matière d’accessibilité, l’octroi de prêts et bourses n’est pas un remède adéquat pour compenser des droits de scolarités et autres frais qui font obstacle.

Denis Sylvain, président de la Fédération des associations étudiantes universitaires québécoises en éducation permanente
Il faut se préoccuper de l’accès à l’enseignement supérieur dans toutes les régions du Québec, en particulier pour les adultes et les étudiants à temps partiel. L’aide financière pour les étudiants à temps partiel doit être améliorée. Enfin, la reconnaissance des acquis de formation entre les établissements doit faire l’objet d’une attention particulière.

François Renauld et Jean-François Thuot, respectivement président et directeur général, Conseil interprofessionnel du Québec (CIQ)
Les changements démographiques font apparaître de nouveaux besoins dans le système d’enseignement supérieur, tant dans la manière d’offrir la formation (temps partiel, perfectionnement) que dans le contenu des programmes. La définition des programmes doit se faire en collaboration avec les ordres professionnels afin de répondre aux besoins.

Jean Vaillancourt, recteur de l’Université du Québec en Outaouais
Un enjeu crucial est celui de l’encadrement des études, soit l’ensemble des services et des appuis offerts aux étudiants pour les aider à réussir et obtenir leur diplôme. Un autre enjeu important est celui de maintenir, par des services répartis sur tout le territoire, l’accessibilité géographique à l’enseignement supérieur.

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