Institut du Nouveau Monde
Documentation - Lectures/Séminaires

L'École d'été 2006

DOCUMENTATION - LECTURES SÉMINAIRES

Voici les lectures préparatoires aux séminaires. Elles vous permettront de participer pleinement au débat. Grâce à votre abonnement gratuit au quotidien LeDevoir.com (auquel vous avez droit lorsque vous vous inscrivez à l'École d'été), accédez aux articles et apprenez-en plus. De plus, il vous sera possible de rechercher des articles dans les archives du Devoir.com.

Séminaires du jeudi 17 août

Comment réduire la pauvreté au Québec ?
Selon Statistique Canada, 20,6 % de la population québécoise vivait avec des revenus inférieurs au seuil de faible revenu en 1996. À l'époque, les acteurs de la société se sont interrogés sur cette donnée accablante et ont cherché à poser des actions qui réduiraient l'ampleur du problème. Les statistiques nous révèlent qu'en moins de dix ans, le sort des personnes pauvres du Québec s'est amélioré de façon substantielle : dès 2004, le taux de faible revenu était en nette régression (15,5 %). Le nombre de foyers ayant recours à l'assistance sociale a aussi diminué. Malgré tout, bien que la situation économique globale se soit améliorée, la pauvreté reste toujours présente dans notre société. Qui touche-t-elle ? Pourquoi la situation de certaines personnes ne semble pas s'améliorer ? Comment peut-on contribuer à améliorer la qualité de vie des personnes « structurellement » pauvres au Québec ? Alors que certains privilégient une approche néolibérale par la création d'emplois et l'insertion dans le milieu du travail, d'autres préconisent un revenu minimum garanti par l'État ou préfèrent une approche communautaire par l'aide directe. Selon vous, que faut-il faire pour lutter contre la pauvreté au Québec ? Qui doit s'en charger ?

Articles à lire dans le quotidien électronique LeDevoir.com :

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Syndicalisme : tous les moyens de pression sont-ils bons ?
Le Québec est l'endroit où l'on est traditionnellement le plus syndiqué au Canada : en 2004, 40% des travailleurs québécois étaient syndiqués. Il n'empêche que les moyens de pression employés par les syndicats suscitent parfois la grogne de la population. Lorsque ces moyens nuisent au bon fonctionnement de la société civile, les dirigeants syndicaux ne reçoivent pas l'appui de tous les citoyens. La plupart s'entendent pourtant pour dire que les stratégies de revendication adoptées doivent nécessairement avoir pour but de forcer l'écoute de nos dirigeants. Lorsque le contexte est peu propice à la négociation, quels sont les meilleurs moyens pour les syndicats de défendre les droits des travailleurs ? Comment obtenir des gains sans mettre en péril la paix sociale ? Comment, dans un processus de revendication, ne pas s'aliéner une part importante de la population ? Les syndicats sont-ils devenus trop puissants ? Le syndicalisme, historiquement fort important dans la construction de notre société, doit-il être repensé ?

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Développement technologique et mondialisation : quels sont les impacts socioculturels et les responsabilités de chacun ?
De Bhopal à Exxon Valdez en passant par Tchernobyl, les récentes catastrophes technologiques posent des questions fondamentales à nos sociétés industrielles sur des enjeux sociaux, environnementaux et éthiques. En plus d'assister à la prolifération des industries chimiques ou des centrales nucléaires sur notre propre sol, nous allons construire ailleurs, là où les normes environnementales sont moins exigeantes. Dans bien des cas, ces entreprises n'ont pour but que de combler nos propres besoins. Aujourd'hui, et pour l'avenir de la planète, nous devons nous poser des questions face au développement technologique. Quels en sont les impacts sociaux et environnementaux ? Quelle est la responsabilité des entreprises, des gouvernements, des médias et des citoyens ? Comment s'insère la question du développement technologique dans un contexte de mondialisation ou de relations Nord-Sud ? À partir du documentaire Ceux qui n'en meurent pas laissent toute espérance, les participants devront aborder trois dimensions du développement technologique et débattre des positions à adopter afin de favoriser un développement équitable pour tous, ici comme ailleurs.

Articles à lire et documentaire à voir sur le site www.extremis.tv :

  • Afin que les participants se familiarisent avec la problématique du séminaire, voir sous la rubrique "Ceux qui n'en meurent pas laissent toute espérance, les trois études de cas : Bhopal, Tchernobyl et Exxon-Valdez se retrouvent sur le site.

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Altermondialistes, où en sommes-nous ?
L'altermondialisme serait-il le nouveau vecteur contestataire du XXIe siècle ? Situant son discours et ses actions à l'extérieur des cadres traditionnels de protestation, le mouvement altermondialiste interpelle et chamboule l'action militante contemporaine. Au Québec, un bon nombre de jeunes se sentent effectivement concernés par les questions relatives aux différents aspects du développement (l'environnement, l'agriculture, le maintien de la paix, les droits de l'homme, etc.) et se mobilisent depuis la fin des années 1990 autour de ces causes spécifiques. Près de trente ans après la naissance du mouvement altermondialiste, on remarque une évolution de son champ d'action, mais aussi des dissensions internes. À l'heure de l'institutionnalisation des Forums sociaux mondiaux (FSM) et des espaces de dialogue en partie retrouvés, nous proposons de tracer un bilan du mouvement altermondialiste québécois. L'altermondialisme a-t-il atteint un niveau de crédibilité acceptable dans l'opinion publique pour être pleinement efficace ? De quels gains peut-il être le plus fier ? Comment a-t-il procédé pour les atteindre ? Quels sont les nouveaux défis que devra affronter le mouvement altermondialiste ? De quelle façon doit-il désormais articuler son discours ?

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Comment garder les jeunes en région ?
L'exode des jeunes Québécois se confirme depuis plusieurs décennies et, selon une étude récente du Conseil permanent de la jeunesse, il constitue une cause importante du déclin des régions. Les jeunes les plus scolarisés et ceux qui veulent le devenir sont enclins à s'exiler à cause de la centralisation de la formation dans les grands centres urbains. Cette situation est inquiétante pour l'avenir de nos régions : il est prouvé que les jeunes qui quittent les régions n'y reviennent pas, en raison des faibles possibilités d'emplois. Mais est-ce la seule raison de l'exode des jeunes ? Selon certains, la volonté d'améliorer sa qualité de vie motive souvent la décision de quitter la région natale. De plus, près de 65% des jeunes qui ont quitté leur région d'origine y retournent éventuellement, ce qui nuance le discours alarmiste tenu par plusieurs. Au-delà des statistiques, l'exode des jeunes est bien réel. Menace-t-il le développement, voire le maintien de la qualité de vie dans les régions ? Que pouvons-nous faire pour contrer la force du phénomène d'exode ? Que manque-t-il au paysage régional ? Outre les programmes de formation, quels éléments du mode de vie attirent les jeunes dans les grandes villes ? Pouvons-nous repenser la structure des régions (configurations spatiales, économiques et sociales) ? Est-il possible d'aménager de nouveaux espaces socio-culturels et sportifs répondant mieux aux besoins des jeunes adultes dans les régions ?

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Le système de santé au Québec : chacun pour soi ou tous pour un ?
En juin 2005, avec l'arrêt Chaoulli, la Cour Suprême du Canada invalidait, au nom de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne, deux dispositions qui interdisaient l'achat d'une assurance privée pour les services médicaux et hospitaliers essentiels. En permettant aux Québécois de contracter une assurance privée pour des soins jusqu'ici couverts par les régimes publics d'assurance, la Cour Suprême réactualisait le débat sur le rôle de l'État québécois dans la santé. Considérant que les projections budgétaires prévoient qu'en 2015, près de la moitié des dépenses gouvernementales auront trait à la santé, quels sont les moyens et les mécanismes dont dispose l'État pour préserver le RPUS ? Quelles sont les responsabilités qui incombent au milieu de la santé et celles qui sont attribuables aux usagers ? Comment le Québec peut-il tirer une leçon de l'expérience américaine pour éviter une hausse des iniquités sociales en santé ?

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Séminaires du vendredi 18 août

Faut-il craindre la Chine ?
Depuis quelques années, la Chine mène à travers le monde une offensive diplomatique tous azimuts afin de diversifier ses débouchés commerciaux et de sécuriser ses approvisionnements. Cette politique extérieure provoque des réalignements d'alliances militaires, économiques et culturelles. Elle génère aussi de nouvelles normes au sein des institutions internationales. Le Québec et le Canada doivent s'adapter aux changements affectant les relations internationales. L'augmentation de la demande chinoise en énergie et en matières premières contribue à la hausse des valeurs boursières au Canada, donc la valeur des REER. Il s'agit d'une tendance lourde qui survivra aux aléas temporaires des cours de la bourse et des prix pétroliers. La force manufacturière chinoise à moindre coût délogera cependant dans certains secteurs les exportations québécoises destinées aux États-Unis, notamment dans les secteurs du meuble et de la bicyclette. L'appétit chinois pour nos ressources naturelles pourrait par ailleurs provoquer ce qu'on appelle la "maladie hollandaise" : une hausse du prix des matières premières qui, combinée à la hausse de la valeur de notre devise, rend nos produits plus coûteux à produire et moins compétitifs sur les marchés étrangers. Faut-il craindre la Chine ?

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Comment contrer la discrimination à l'égard des immigrants ?
Depuis 1990, l'intégration des immigrants à la société québécoise fait l'objet d'un « contrat moral » qui précise les droits et les devoirs respectifs engageant réciproquement l'immigrant et la société d'accueil. Il y est notamment question de la contribution des immigrants à la vie politique, économique et sociale du Québec. Or, force est de constater qu'en dépit des efforts déployés, il reste beaucoup à faire pour en arriver à une pleine participation des communautés culturelles dans l'espace social et économique québécois. Malgré des efforts institutionnels manifestes pour contrer le racisme, il semble que la discrimination envers les Québécois issus de l'immigration et/ou appartenant à une minorité visible demeure un phénomène latent. En 2001, le Québec était la province canadienne avec le plus grand écart entre les taux de chômage chez les Noirs (17,1%) et les Blancs (7,8%). De plus, les Québécois d'origine arabe, bien qu'ayant un taux de diplomation universitaire 2 à 3 fois plus élevé que la moyenne québécoise (14%) connaissent des taux de chômage plus élevés que la moyenne (Statistique Canada, Recensement de 2001). Y a-t-il des causes structurelles ou sociales liées à cette discrimination ? Selon vous, s'agit-il de racisme ? Comment pouvons-nous contribuer à lever les barrières entre les cultures minoritaires et la société québécoise ? Quelles mesures ou actions favoriseraient l'intégration des communautés culturelles ? Que doit-on changer pour aller au-delà de la différence ou voir en celle-ci un apport positif à notre société ? Comment le visage pluriculturel du Québec change-t-il l'identité québécoise ? Comment éviter la ghettoïsation des identités ? La politique canadienne en matière de multiculturalisme est-elle adéquate ? Pouvons-nous envisager un autre modèle ? Comment concilier identités culturelles et identité nationale ?

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Le développement durable profite-t-il aux régions ?
Le 10 décembre dernier s'achevait, à Montréal, la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques. Au terme de la rencontre largement médiatisée, une quarantaine de décisions ont été prises unanimement afin d'aider les États présents à stopper le phénomène à l'échelle internationale. Toutefois, les mesures adoptées lors de cette rencontre ne font pas l'affaire de tous. Au Canada, par exemple, certaines industries (pétrolières, chimiques, papetières), mais également certains citoyens, s'opposent à la mise en oeuvre du protocole de Kyoto et à l'imposition par l'État d'une réglementation environnementale plus stricte. Dans certains cas, cette opposition est directement liée à la survie économique de la région. Lorsque l'économie d'une ville repose sur une industrie polluante, que faire pour effectuer un virage vers le développement durable qui ne soit pas fatal à la région ? Comment concilier le développement durable et l'essor économique ? De façon générale, le développement durable est lié au progrès et à l'avenir, mais peut-il, dans certains cas, être incompatible avec l'essor économique et la compétitivité mondiale ? Est-ce que le maintien de l'emploi dans une région justifie qu'on fasse une entorse à une réglementation environnementale ? À l'heure de la mondialisation des marchés, de la délocalisation des entreprises et de la stagnation économique des régions ressources, comment faire profiter les Québécois du virage écologique ?

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Vous avez dit : « fédéralisme d'ouverture » ?
En 2006, après plus de douze ans de gouvernance libérale à Ottawa, les Canadiens ont élu un nouveau gouvernement conservateur pour diriger le pays. Ayant centré sa campagne sur l'épineuse question du déséquilibre fiscal, Stephan Harper a touché à une grande préoccupation des Québécois. En envisageant une certaine asymétrie dans la gestion des affaires intergouvernementales, asymétrie que l'on pourrait associer à un « fédéralisme d'ouverture », le nouveau gouvernement semble aborder la question de l'unité nationale d'un angle différent. À l'heure de toutes ces réorganisations, y a-t-il de l'espoir pour un dialogue renouvelé entre Ottawa et les provinces ? Quelle place devrait être accordée au Québec au sein d'une fédération dite « ouverte » ? Que retire le Québec d'une position asymétrique au sein de la fédération canadienne ? Le fédéralisme asymétrique pourrait-il compromettre le projet d'indépendance nationale au Québec ?

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La politique au féminin : à quand la parité ?
Bien que d'énormes progrès aient été faits dans le domaine de l'égalité des sexes au Québec, l'égalité politique des femmes reste un chantier en construction. La Commission parlementaire sur la loi électorale, qui vient de clore ses travaux, a fait une place à cet important paramètre de notre système démocratique concernant la lutte pour l'égalité. Mais aucune solution ne fait totalement consensus. Quelles conditions un parti politique doit-il mettre en place pour favoriser une représentation paritaire des hommes et des femmes au moment de leur investiture comme candidat député, bien sûr, mais aussi comme candidat à la direction ? Des mesures incitatives suffisent-elles ? Comment pallier les contraintes dues aux obligations familiales des femmes ? Comment sortir du prisme des partis politiques pour débattre de la représentation de la population à l'Assemblée nationale ?

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